Action 4-4-3: Poursuivre les initiatives de valorisation des eaux souterraines

ContexteOrient1

source (mot clé Rueil vert) by PM

On peut distinguer 2 enjeux dans la gestion de l’eau :

La préservation de la ressource en eau et des milieux naturels par la lutte contre :
– les pollutions directes (produits phytosanitaires…)
– la surexploitation des nappes phréatiques, qui peuvent dépasser leurs capacités de renouvellement

La gestion des eaux pluviales. En effet, l’imperméabilisation croissante des sols empêche la recharge des nappes phréatiques, entraîne une augmentation des volumes d’eau circulant dans les réseaux et arrivant dans les stations d’épuration, et une pollution croissante des eaux (qui ont ramassé sur leur passage hydrocarbures, poussières métalliques, etc.).

Le changement climatique devrait accentuer ces problématiques.
En effet, la hausse des températures et épisodes caniculaires devrait conduire à une réduction de la disponibilité des ressources en eau (température et évaporation en hausse, pluviométrie en baisse), conjuguée à une augmentation de la demande en eau en période estivale.
De plus, les sécheresses devraient affecter la qualité des ressources en eau, du fait de la réduction des débits d’étiage des cours d’eau, qui limitera leur capacité à diluer les pollutions diffuses.

La directive cadre européenne sur l’eau et le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Seine Normandie fixent l’objectif d’atteindre le bon état écologique et chimique des masses d’eau superficielles et souterraines de la Seine à l’horizon 2027.
Une instance de gouvernance de l’eau a été mise en place sur le territoire « Plaines et Coteaux de la Seine centrale urbaine », pilotée et financée par l’Agence de l’Eau Seine Normandie. Le territoire concerné intègre l’ensemble des communes rejetant leurs eaux pluviales vers la Seine, entre Charenton-Le-Pont et Conflans Sainte-Honorine. Une démarche partagée de rédaction d’une charte de l’eau puis de l’élaboration d’un contrat de bassin .
La Ville de Rueil-Malmaison a approuvé la Charte de l’eau en 2013, et a approuvé le Contrat de bassin. Celui-ci définit un programme d’études et de travaux pour une durée de 5 ans, entre les principaux maîtres d’ouvrages et leurs financeurs.

Elle poursuit 4 grands objectifs :
– Restaurer les milieux aquatiques et la continuité écologique (trame verte et bleue)
– Reconquérir la qualité des eaux de surface et protéger la ressource en eau
– Améliorer la gestion des eaux pluviales et limiter les ruissellements
– Se réapproprier la Seine et ses affluents

La concrétisation des grands engagements de la charte va se traduire par la mise en œuvre d’actions sur le territoire. Pour être éligibles au contrat, les projets doivent :
– répondre aux objectifs du SDAGE et à ceux fixés à l’issue du diagnostic de territoire
– s’inscrire dans le programme des aides des partenaires financiers
– avoir un impact notable pour l’atteinte du bon état global des milieux aquatiques demandé par la Directive Cadre Européenne.
L’association Espaces assure une mission d’animation de ce contrat et de coordination des projets.

 

 

Comment ça se passe :

Améliorer la connaissance du territoire sur la ressource en eau et les réseaux :
> Carte des eaux souterraines canalisées (en cours)
> Étude sur l’aire d’alimentation des captage d’eau potable (à réaliser) afin de connaître le tracé souterrain des eaux non canalisées pour identifier les zones prioritaires à protéger des pollutions
> Carte d’infiltration (réalisée, à exploiter) qui recense sur la commune toutes les zones favorables à l’infiltration en fonction de la composition géologique des sous-sols
> Zonage d’assainissement (à réaliser), consistant à réaliser un diagnostic de l’existant et à définir pour l’ensemble des zones bâties ou à bâtir le mode d’assainissement que chacune a vocation à recevoir (zone d’assainissement collectif ou zone d’assainissement non collectif). Le Schéma Directeur d’Assainissement intégrera le zonage d’assainissement.
Gérer au maximum les eaux pluviales à la parcelle – pour réduire l’arrivée d’eaux pluviales dans les réseaux et infiltrer ces eaux de pluie
> Sur les parcelles privées :
– Imposer la gestion des eaux pluviales à la parcelles pour toutes les constructions neuves (déjà en cours),
– Inciter au développement des toitures végétalisées
– Réaliser une étude sur les dispositifs d’infiltration déjà mis en place (à réaliser) : recensement, retour d’expérience (sur un échantillon).
– Préservation des coeur d’îlotes et obligation de végétalisation de la parcelle;> Sur l’espace public :
– Lutter contre l’imperméabilisation des sols sur l’espace public (espaces verts, noues paysagères, bassins d’infiltration)
– En matière de voirie : introduction de revêtements perméables sur les circulations douces (matériaux encore trop peu résistants sur les chaussées)
Lutter contre la pollution des eaux souterraines :
– Réduire l’utilisation des produits phytosanitaires pour tendre vers le zéro phyto (pour les espaces verts, la voirie, les terrains de sports et les cimetières)
– Séparer la gestion des eaux pluviales de la gestion des eaux d’assainissement (actuellement les secteurs Belle-Rive, Bords de Seine, les rues Danton et Haby Sommer sont en réseaux séparatifs).
Réduire les consommations d’eau :
– Inciter les habitants, par des actions de sensibilisation (incitation à acquérir des réducteurs de débit, mousseurs, mitigeurs, chasse d’eau à double commande,…),
– Sur le patrimoine de la Ville

 

Objectifs et impacts :

– Réduire les consommations d’eau sur le territoire
– Favoriser l’infiltration : 100% d’infiltration à la parcelle pour toutes les constructions neuves
– Limiter les pollutions : supprimer 100% des rejets d’eaux d’assainissement en infiltration ou dans la Seine