Action 4-2-5 : Engager un travail sur la réduction des déchets alimentaires dans la restauration collective

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Dans un contexte économique peu favorable, et alors que le gouvernement appelle à une mobilisation générale contre le gaspillage alimentaire avec le Pacte national, différentes études menées en France pour le compte de l’ADEME permettent de disposer d’ordres de grandeur quant à ce gaspillage pour certains secteurs.
Ainsi, dans les ordures ménagères et assimilées, on trouve l’équivalent de 20 kg/habitant/an de déchets alimentaires dont 7 kg de produits alimentaires encore emballés ;
Au niveau de la restauration collective en régie, il est estimé qu’un repas (préparation et consommation) génère en moyenne 150g de bio – déchets constitués de 50 g d’épluchures et restes de préparation et 100g de restes de repas (dans ces 100g, une part vraisemblablement marginale est constituée de déchets inévitables tels que os, noyaux de fruits,…).
Dans ce contexte, les usages et modes de consommation liés à l’alimentation en millieu scolaire ont un impact environnemental très important. C’est pourquoi la ville de Rueil-Malmaison a engagé un travail de sensibilisation à destination des enfants qui passe par des campagnes de sensibilisation mais aussi un accompagnement dans les cantines scolaires pour responsabiliser dès le plus jeune âge au gaspillage alimentaire.

En parallèle, la Ville a engagé un travail de valorisation des biodéchets issus de la restauration scolaire. En effet, La collecte séparée des biodéchets (ou déchets organiques) et leur valorisation (compostage, méthanisation), sont encore le parent pauvre du traitement des déchets en France. Déchets alimentaires ou de cuisine, déchets verts de jardins et de parcs et autres déchets biodégradables… Les biodéchets représentent plus du tiers (36%) du poids des ordures ménagères résiduelles (OMR) d’un Français mais sont encore jetés en mélange dans la poubelle. Résultats : beaucoup finissent simplement en décharge (un tiers du tonnage) ou sont incinérés.
Depuis le 1er janvier 2012, la réglementation française a également instauré une obligation de tri des biodéchets par les gros producteurs (restauration, commerce alimentaire, hypermarchés, industries …). La Ville de Rueil-Malmaison est concernée, à partir de 2016, pour deux de ses établissements scolares. En 2025, la Loi généralise cette obligation de tri sélectif à la source pour tous les producteurs de biodéchets. Les collectivités devront mettre en place un système de collecte spécifique et disposer de solutions de compostage de proximité.

 

 

Comment ça se passe :

Un travail sur les composantes a été engagé afin que les enfants disposent d’un plat en libre service. Ils seront appuyés par les coordinateurs afin de les accompagner dans le service à table. Cela permettra aux enfants de se servir en fonction de leur appétit, les responsabilisant, et permettant d’éviter le gaspillage alimentaire.
Pour la valorisation des biodéchets, ces derniers sont collectés séparément afin d’être amenés dans une usine de méthanisation où ils seront transformés en gaz naturels et réinjectés dans le réseau.

 

 

Objectifs et impacts :

– Réduction des déchets,  des volumes de collecte donc indirectement diminution des transports

– Lutter contre le gaspillage alimentaire

– Sensibilisation des enfants à un comportement de consomm’acteur responsable

– Sensibilisation des agents municipaux dans le cadre du restaurant municipal