Action 2-7-2 : Favoriser l’intégration des enfants atteints de pathologies alimentaires par le biais de la création de la cuisine diététique dans le cadre de la DSP

ContexteOrient1

epicerie sociale 1 credit CSLa circulaire du 9 septembre 2003 de l’éducation nationale avait pour objet de favoriser la scolarisation des enfants malades ou atteints d’une pathologie chronique, en harmonisant les conditions d’accueil de ces enfants à l’école. Tout enfant ayant besoin d’un régime alimentaire défini dans le P.A.I. (Projet d’Accueil Individualisé) pouvait profiter de la restauration collective. Le PAI se traduit par un entretien entre le directeur de l’école et les familles pour la constitution d’un dossier qui sera instruit par un médecin. Celui-ci établira les intolérances ou allergies pour définir un protocole qui sera envoyé au prestataire. Le dossier se fait sous dix jours seulement. Jusqu’en 2009 les familles étaient contraintes de préparer des paniers repas pour leur enfant. Les paniers maisons posaient problèmes tant pour les familles car ils impliquaient une logistique, que pour l’enfant cela pouvait signifier manger des repas peu varié, et pour les agents en ce qui concerne la responsabilité vis-à-vis des question sanitaires (rupture de la chaîne du froid, etc) sans compter sur le risque d’inversion des paniers. Face à la demande croissante des familles pour une restauration spécialisée,  la ville de Rueil-Malmaison a sollicité les prestataires lors du renouvellement de contrat de restauration collective en 2009. La société SOGERES a proposé une restauration spécialisée dans un local de la cuisine centrale dédié. Les premiers repas ont été servis en mai 2010 pour 90 enfants.  Ce concept offre un meilleur respect de la sécurité alimentaire des la conception des repas  : respect de la chaîne du froid,  renforcement des procédures pour éviter les erreurs de manipulation des personnels,  respect du plan alimentaire.  En 2014, 90 repas sont servis chaque jour et déclinés sous 35 régimes. La cuisine diététique prend en charge les allergies alimentaires, les diabètes et autres pathologies alimentaires spécifiques (pouvant entre autre relever d’opérations chirurgicales).

 

Comment ça se passe :

L’action vise à solliciter la production des repas spécifiques en prenant en compte les recommandations du médecin et en se rapprochant du menu du repas traditionnel.
Les aliments les plus allergisants sont d’office retiré des menus. Grâce au P.A.I, les pathologies alimentaires sont identifiées permettant de recouper les différentes pathologies et de décliner les menus sous 35 formes différentes. Il y a des spécificités qui relèvent des aliments allergisant, d’autres nécessitent que les aliments soient sous certaine forme (exemple : liquide) ou de respecter un grammage précis.
2 diététiciennes travaillent en amont pour la préparation des plats. Tout le personnel a été formé par le prestataire, les repas sont identifiés par des codes couleurs, chaque enfant a une feuille d’identification et tous les repas sont scellés pour éviter les contaminations.

 

120
enfants concernés
100
repas servis
chaque jour

 

Objectifs et impacts :

– Intégrer les enfants souffrants d’une pathologie alimentaire au service de la restauration municipale avec un repas adapté et équilibré. Les enfants peuvent découvrir des recettes différentes. Les chefs sont inventifs et tentent de remplacer certains aliments d’une recette par d’autre aliments non allergisants

– Cela permet de donner des idées aux parents pour préparer à la maison des repas variés prenant en compte les pathologies de leurs enfants